Une
étude a comparé Internet Explorer et Firefox face à la vulnérabilité
des spywares. Résultat : IE est le plus durement touché, principalement
parce que ces logiciels malveillants exploitent des failles ActiveX et
JavaScript.
Le constat est édifiant : un surfeur a
vingt et une fois plus de chance d’attraper un spyware en utilisant le navigateur de
Microsoft qu’avec le petit protégé de la fondation Mozilla.
Les auteurs de cette étude restent néanmoins prudents. L’un des deux
professeurs de l’Université de Washington ayant mené l’étude, Henry
Levy, nous précise que «
rien
ne nous permet de dire si Firefox est un navigateur plus sûr ou pas.
Tout ce que l’on peut affirmer, c’est que les internautes auront une
expérience plus saine avec Firefox ».
Pour réaliser l’étude, l’équipe de recherche a utilisé des
versions non patchées
des navigateurs. Leur but étant d’essayer de comprendre les menaces
spywares, il convenait donc de prendre ce genre de version qui
permettraient d’être confronté à plus de menaces.
Durant les mois de mai et d’octobre, ils ont fait tourner leurs robots sur plus de
45.000 sites, ont catalogué les fichiers exécutables rencontrés et ont testé les sites malicieux où la technique du «
drive-by downloads » est exploitée.
Deux configurations d’Internet Explorer ont été
testées. L’une correspondant à une utilisation naïve, c’est-à-dire où
l’utilisateur accepte tous les téléchargements. L’autre, où il rejette
toutes les demandes.
Dans le test effectué en octobre,
1,6 % des domaines
Internet ont infecté la première configuration, contre
0,6 % pour la seconde.
«
Ces chiffres peuvent paraître dérisoires », dit Steven Gribble, l’autre professeur, «
mais il faut considérer le nombre de domaines Internet existants ».
Les mêmes types de configurations et de tests ont été utilisés avec Firefox. Dans les deux cas, il en est ressorti pratiquement
indemne.
0,09 % des domaines ont infecté le navigateur dans la première configuration. En revanche, aucune attaque de type «
drive-by downloads » n’a été observée.
D’après
ces résultats, on estime donc que le risque de contamination avec
Internet Explorer est vingt et une fois supérieur qu’avec Firefox. Cela
encourage donc les utilisateurs à bien se tenir à jour quant aux patchs
de sécurité sortis pour IE, ou à opter pour un autre navigateur.
En conclusion de cette étude, les auteurs ont remarqué ( mais ce n'est pas vraiment une surprise ! ) que les vulnérabilités utilisées
par les spywares proviennent principalement des contrôles
ActiveX et du
JavaScript. Raison pour laquelle Internet Explorer est plus touché que d’autres.
Quant aux attaques qui réussissent sous Firefox, elles viennent des
applets Java, mais dans tous les cas, elles nécessitent l’accord de l’utilisateur.
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La technique du
drive-by downloads
correspond aux téléchargements accomplis suite à des boîtes de dialogue
ou autres installations trompeuses. Dans la plupart des cas, cela se
fait à l’insu de l’utilisateur.